Tous les mois, la BU met en avant une thèse en Open Access – diffusée sous forme numérique et gratuitement – , ainsi que des ressources en Open Access liées à cette thèse.
Quelles sont les origines du déni de reconnaissance de l’appartenance nationale des enfants d’immigrés ? Comment ce déni se répercute sur les identités et les relations intergroupes ?
Caroline da Silva, docteure en psychologie de l’Université Paris Nanterre, explore ces questions dans sa thèse Le déni de reconnaissance de l’appartenance nationale des Français et Françaises d’origine maghrébine : double perspective socio-représentationnelle et socio-identitaire réalisée au sein du laboratoire Parisien de psychologie sociale (EA 4386) et financé par la fondation Wolkswagen via le projet international Misrecognising minorities in Europe.
Etudiant les liens entre les représentations sociales, les interprétations du monde, l’histoire des conflits, la construction d’une identité voire d’une double identité, les relations entre les groupes d’appartenance et étrangers, la docteure dresse un état des lieux détaillé des conséquences d’une non reconnaissance de l’appartenance nationale sur les affects et l’élaboration d’une société plus harmonieuse. Elle s’intéresse tout particulièrement au cas des Françaises d’origine maghrébine qui portent le voile en faisant de leur témoignage le cœur de son terrain. Cette étude aboutie à des suggestions de politiques publiques.
EN BONUS (et en open access !)
- Un article détaillant comment les enfants d’immigrés passent les 5 étapes d’accès à l’indépendance
- Une thèse sur les conséquences politiques et légales du déni de reconnaissance
- Un article sur les minorités ethniques et féminines au cinéma
- Un colloque sur le traitement médiatique des religions